Flux RSS

Tsubame d’Aki Shimazaki

Publié le

Aki Shimazaki est une auteure québécoise née au Japon. Elle écrit ses textes directement en français. Je n’ai pas encore eu l’occasion de parler d’elle,  alors je commence aujourd’hui avec Tsubame, qui est en réalité le troisième tome de sa pentalogie Le Poids des Secrets. Mais pas de panique ! Il n’est pas nécessaire d’avoir lu les précédents pour apprécier cet article, puisque chacun de ces courts romans est indépendant. J’ai pour ma part lu les deux précédents, mais le dernier que j’ai lu étant Tsubame, j’ai décidé de faire un article sur celui-ci qui est encore frais dans ma mémoire ! C’est parti pour un voyage dans les souvenirs !

tsubame-aki-shimazaki

Edition lue :
Éditeur : Actes Sud (Babel)
Publié en : 2008
Nombre de pages : 118
Prix : 6,60€

Dans ce roman, Aki Shimazaki nous parle, comme à son habitude, d’un sujet tabou et dur à aborder dans la société japonaise : cette fois-ci, il est question des Coréens ayant dû se faire passer pour des Japonais pour éviter la discrimination (toujours bien réelle de nos jours), voire pire.

Pour cela, Aki Shimazaki nous fait nous plonger dans les souvenirs de Yonhi Kim, Coréenne ayant débarqué au Japon avec sa mère et son oncle, et ayant survécu au terrible tremblement de terre de 1923. Aujourd’hui, Yonhi Kim, ou plutôt Mariko Kanazawa, son nom japonais, est grand-mère et replonge dans ce grave épisode de sa vie : sa mère qui l’a confiée à un prêtre juste après le tremblement de terre pour qu’elle soit en sécurité pendant que sa mère cherche son propre frère. Pensant que c’était provisoire, Mariko Kanazawa ne dit mot, mais va rapidement constater que sa mère ne reviendra pas la chercher.

À partir de là, Mariko va tenter de construire sa vie et prendre son envol. Elle va construire une famille, mais par peur (puisque les Coréens pouvaient être froidement abattus au Japon lorsqu’elle était plus jeune) mais également par honte, elle va cacher son identité à son propre mari et à sa famille.

Un sujet donc très difficile mais, comme toujours avec Aki Shimazaki, la lecture coule toute seule. L’écriture de cette femme est tellement pure, et j’ai eu ce ressenti dans chacun des romans que j’ai pu lire d’elle. Je n’ai pas d’autres mots, c’est un beau et fort roman écrit avec une langue pure.

Ma note :

8

Publicités

À propos de Kevin

25 ans, passionné par le Japon !

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :