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Hôzuki d’Aki Shimazaki

Publié le

Bonjour à tous ! Aujourd’hui je vous parle du dernier roman paru d’Aki Shimazaki, cette auteure japonaise qui vit au Canada et qui écrit directement en français que j’apprécie tant ! Il sera ici question d’Hôzuki, la suite d’Azami dont j’ai parlé sur le blog ici, même s’il n’est pas indispensable de l’avoir lu pour lire Hôzuki. On admire la magnifique couverture, et c’est parti !

hozuki-aki-shimazakiEdition lue :
Éditeur : Leméac/Actes Sud
Publié en : 2015 (Canada) / Mai 2016 (France)
Nombre de pages : 144
Prix : 14,50€

On retrouve dans ce très joli roman Mitsuko, qui était présente dans le roman Azami en tant qu’entraîneuse dans un bar très sélect. Ici, l’histoire se déroule quelques mois après Azami. On redécouvre Mitsuko, qui vit avec sa mère et son fils sourd-muet et métisse de 7 ans, Tarô. Elle tient une librairie de livres d’occasion, et le vendredi soir, elle est toujours entraîneuse dans le bar X. Un jour, une cliente va entrer avec sa fille, Hanako, 4 ans, qui va de suite développer une amitié forte avec Tarô, bien qu’ils ne puissent pas communiquer ensemble par la parole. Une belle relation va se créer entre les deux enfants, et on va surtout en apprendre plus sur la relation qui unit Tarô à sa mère : celui-ci a en réalité était trouvé par Mitsuko dans une consigne automatique dans une gare, et ni lui ni la mère de Mitsuko ne savent que Mitsuko n’est pas sa mère biologique.

« Hôzuki, hôzuki, l’amour en cage.
Orange comme le lis tigré,
Éclatant comme le soleil.
Quelle joie ! Tu es ma lumière !
»

Comme d’habitude, vous le savez maintenant, Aki Shimazaki nous livre ici un très beau roman, que je trouve d’ailleurs mieux réussi qu’Azami, qui traite avec un certain talent de thèmes assez forts : le handicap, l’adoption, le lien mère-fils, mais aussi, et c’est là un thème récurrent chez cette auteure, le secret. Le lien qui unit Mitsuko à son fils est très fort. Elle trouve dans une gare un bébé métis, avec une fleur de hôzuki (fleur d’amour en cage, qui a d’ailleurs plusieurs significations bien particulières dans le roman), avant de découvrir qu’il est sourd-muet, et malgré tout, elle refuse de s’en séparer. Elle décide de garder le secret, mais avec Aki Shimazaki, ceux-ci finissent toujours pas être découverts d’une façon ou d’une autre…

« Hanako me répond correctement et poliment. Ses parents doivent être fiers que leur fille parle ainsi au téléphone. Mais cela m’agace, qu’on laisse décrocher les jeunes enfants »

Un joli petit livre tout en douceur qui explore les liens entre une mère et son fils, entre une grand-mère et son petit-fils, mais aussi entre deux enfants qui ne peuvent pas communiquer par la parole. Le tout est porté par la fine écriture d’Aki Shimazaki, qui joue aussi sur la langue japonaise, les kanjis, les significations des noms, les différentes lectures possibles… et tout ça en fait un excellent roman, en attendant le prochain qui sera, sans en douter une seule seconde, de qualité.

Ma note :
8

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À propos de Kevin

25 ans, passionné par le Japon !

"

  1. J’aime beaucoup cette auteure… mais pour le moment, je ne peux en parler davantage. Tu comprendras peut-être pourquoi dans quelques semaines. Pour l’instant c’est top-secret 😉

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  2. Ravie de découvrir ce blog, je rêve de connaître mieux la litterature Japonaise.

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  3. Tu m’as définitivement convaincue!

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