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Archives d’Auteur: Kevin

I love you so mochi de Sarah Kuhn

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Envie d’un roman léger et agréable à lire ? J’ai ce qu’il vous faut ! Voici I love you so mochi de Sarah Kuhn.


Edition lue :
Éditeur : Fleurus
Publié le : 10 janvier 2020
Traduction : Camille Cosson
Nombre de pages : 316
Prix : 16,90€

Kimiko est une jeune Californienne d’origine japonaise. Sa mère est une artiste accomplie et Kimiko semble prendre le même chemin. Sauf qu’elle n’a plus d’inspiration pour ses peintures depuis quelques temps – et passe beaucoup de temps à s’amuser à créer des tenues de mode au style bien particulier à la place. Alors qu’elle se questionne sur son avenir, des billets d’avion pour le Japon arrivent par la poste de la part de ses grands-parents maternels qu’elle n’a jamais rencontrés. Une dispute avec sa mère et son incertitude sur le chemin qu’elle doit suivre vont la mener dans l’avion pour un séjour à Kyoto riche en découvertes sur le pays de ses origines, mais aussi sur elle-même.

« Il y a un vide dans ma propre histoire. Un vide dont je ne m’étais jamais vraiment aperçue avant. »

Je vous présente ici un roman d’une auteure américaine dont les grands-parents sont japonais. J’avoue ne pas être la cible principale de ce roman – qui s’adresse plutôt à un public jeune et féminin, mais que dire ? On s’en fout parce que j’ai passé un excellent moment de lecture ! Et après tout, n’est-ce pas cela qui compte dans la lecture ?

« Le vent fait bruisser le bambou – on dirait qu’il nous chuchote tous ses secrets. »

Il m’a fallu un peu de temps pour rentrer dedans, le début du roman se passant aux Etats-Unis n’étant pas le point fort du roman. Mais une fois Kimiko arrivée au Japon, c’est que du bonheur. C’est un voyage intérieur pour elle, elle va découvrir beaucoup de choses sur elle-même et sur son avenir, mais aussi à en apprendre plus sur sa mère, sur ses grands-parents et aussi sur l’amour et le mochi, cette délicieuse sucrerie japonaise. Ce qui au début a l’air d’être une histoire simpliste prend une tournure vraiment intéressante en traitant de sujets importants, le tout étant vraiment agréable à lire.

Une lecture plaisante pour tous ceux qui souhaitent un peu de douceur sucrée en ces temps difficiles.

Ma note :

Vie à vendre de Yukio Mishima

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Cela faisait des années que j’attendais un nouveau roman de Yukio Mishima. Voici un inédit paru récemment en France, Vie à vendre.


Edition lue :
Éditeur : Gallimard
Publié le : 16 janvier 2020
Traduction : Dominique Palmé
Publié au Japon en : 1968
Nombre de pages : 272
Prix : 22,00€

Hanio souhaite se suicider, sans raison particulière. Malheureusement, il va rater son suicide et prendre une décision pour le moins surprenante : il va publier dans un journal une annonce pour vendre sa vie, pour quiconque souhaitant l’utiliser. Un premier acheteur va répondre à son annonce, et Hanio, prêt à mourir, va accepter ce qu’il lui demande : coucher avec son ex-femme de 23 ans (alors qu’il en a 73) pour que son amant actuel se venge et tue cette femme (et Hanio au passage). Mais cela ne va pas vraiment se passer comme prévu, et Hanio va être payé et récupérer sa vie. D’autres clients vont ensuite toquer à sa porte, avec, entre autres, une femme qui veut l’utiliser en tant que cobaye et une vampire, qui vont lui faire vivre des aventures improbables – le tout sous la menace planante (ou presque) de l’ACS, l’Asian Confidential Service.

« Après avoir raté son suicide, Hanio vit s’ouvrir devant lui un monde absolument vide, d’une liberté merveilleuse. »

Vous l’avez sûrement compris en lisant le petit résumé que j’ai tenté de faire, on est ici en présence d’un roman totalement loufoque. C’est une part de Mishima qu’on peut distinguer dans son oeuvre, et on peut dire ici qu’elle est vraiment bien maîtrisée. Ce roman est aussi décrit comme « parodie de roman policier », puisqu’on retrouve certains éléments de ce genre. En plus de toutes les aventures folles que va vivre Hanio, comme si tout était normal, il va être en contact avec des personnages parfois inquiétants, voire carrément dangereux. Mais Hanio ne désespère pas, et à chaque fois qu’il rentre chez lui, bredouille, toujours en possession de sa vie, il tourne la pancarte sur sa porte qui était tournée sur « Rupture de stock » et est prêt à recevoir la visite de quelqu’un à qui il pourrait vraiment vendre sa vie.

« Se faire tuer en pleine action, ce serait vraiment une bonne façon de mourir. Déshonorante pour un vieillard, mais comment rêver fin plus honorable pour un homme jeune ? »

Cette lecture m’a passionné. Je ne suis peut-être pas le plus objectif pour parler de Mishima, même si je sais reconnaître quand certains de ses textes sont moins bons que d’autres, mais ici, qu’est-ce que cette lecture est plaisante ! Le thème du suicide et de la mort est assez récurrent chez lui, mais est traité d’une façon complètement différente de ses autres oeuvres. On prend un réel plaisir à découvrir le sort que lui réservent ses clients potentiels, et on ne se demande pas vraiment où tout cela va nous mener, on se contente plutôt d’apprécier toutes ces situations farfelues – décrites d’une plume qui ne gâche rien au plaisir.

« Acheter une vie, ça devrait être l’acte le plus digne du monde. Comment se faisait-il alors que ses clients venaient le voir avec des mines aussi piteuses ? »

Mishima signe ici un roman pour le moins extravagant, pour lequel vous devrez vous munir d’un esprit ouvert pour un moment de lecture unique et qui ajoutera un petit brin de folie à votre vie. 

Ma note :

Cruel est le ciel de Tetsuya Honda

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C’est un roman policier que je vous propose aujourd’hui. Découvrons à quel point Cruel est le ciel avec Tetsuya Honda.

Edition lue :
Éditeur : Atelier Akatombo
Publié le : 20 février 2020
Traduction : Dominique Sylvain & Alice Hureau
Publié au Japon en : 2017
Nombre de pages : 350
Prix : 18,00€

Cruel est le ciel est le deuxième volet de la série mettant en scène la lieutenante Reiko Himekawa. Je n’ai pas lu le premier roman, intitulé Rouge est la nuit, mais cela n’empêche pas d’apprécier pleinement ce roman. Ici, une main est retrouvée dans un mini-van abandonné, et elle semble appartenir à Kenichi Takaoka, qui travaille dans la charpenterie. A partir de là, pour trouver l’assassin -mais aussi le reste du corps de Kenichi-, la police va devoir enquêter et va être confrontée à de mystérieux suicides d’ouvriers sur des chantiers ainsi qu’à de biens étranges personnages…

« Ce n’est pas que j’aie peur d’être devancé par Himekawa dans une enquête. C’est plutôt que je redoute que quelqu’un soit blessé le jour où son instinct l’entraînera dans la mauvaise direction. »

Tout d’abord, je tiens à préciser que je lis et j’apprécie pas mal de romans policiers. Ainsi, en commençant un roman de ce genre, j’ai quelques expectations. Je m’attends en effet à vouloir tourner les pages rapidement sans jamais vouloir décrocher du livre, et à être surpris. Tout d’abord, ce n’est pas forcément un défaut, mais vu que j’ai décidé d’en parler sur Comaujapon, je tiens à le préciser : il n’y a pas grand chose de japonais dans ce roman. Donc si vous souhaitez le lire pour voir ce que donne un « roman policier japonais », vous pouvez passez celui-ci et vous tourner plutôt vers des auteurs comme Keigo Higashino, pour ne citer que l’évidence.

« Recevoir un ordre d’une aussi jolie femme me plonge dans une humeur délicieuse ! »

Mais voilà, le problème de ce roman, c’est sûrement les personnages. On a une multitude de personnages, principalement du côté de la police. La lieutenante Himekawa, qui est censée être l’héroïne n’est pas vraiment sympathique, et tous ses collègues sont une plaie. Des collègues misogynes à souhait, qui font un peu le cliché des romans policiers. Cela ne rend pas vraiment le roman plaisant à lire. Si en contre partie on avait une enquête passionnante, je pourrais passer l’éponge, mais ce n’est pas vraiment le cas. J’ai pourtant lu le roman assez rapidement, l’histoire est tout de même bien menée, mais je n’ai pas réellement été excité par cette lecture.

Un roman policier qui n’apporte pas grand chose au genre. Il se laisse lire, mais il est vite oublié une fois refermé. Dommage.

Ma note :

Histoires tombées d’un éventail de Sandrine Garbuglia

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Que diriez-vous de contes humoristiques rakugo ? C’est ce que nous propose Sandrine Garbuglia dans son ouvrage Histoires tombées d’un éventail.

Edition lue :
Éditeur : L’Harmattan
Publié le : 10 octobre 2019
Nombre de pages : 208
Prix : 20,00€

Le rakugo est un spectacle littéraire japonais. Un conteur est assis sur scène, traditionnellement vêtu d’un kimono et ayant pour seuls accessoires un éventail et une petite serviette. Il va raconter une histoire dont les différentes voix des personnages, sa gestuelle, son expression vont faire rire le public, jusqu’à la chute, l’apogée de l’histoire qui peut faire exploser de rire le public si elle est bien amenée. Ici, Sandrine Garbuglia restranscrit en français et adapte 12 histoires de rakugo pour que l’on puisse se faire une idée de cet art si particulier.

« Le rakugo, ou l’art de la chute ; de la chute contrôlée aurait-on envie d’ajouter. Car tout l’art du conteur est là : savoir faire surgir la chute au moment opportun, dans un précipité de rires. »

Lors de mon premier long séjour au Japon en 2012, ma famille d’accueil m’avait emmené voir un spectacle de rakugo. A ce moment-là, je ne parlais presque pas la langue, et j’avoue n’avoir absolument rien compris. Mais j’étais intrigué, et surpris. Pendant plus d’une heure, les rakugoka, ces fameux conteurs, se sont succédés, racontant leurs histoires devant un public riant sans gêne. Voilà qui est surprenant, avais-je pensé, moi qui n’avais que rarement vu des Japonais rire.

Ici, nous sommes donc en présence de TEXTES de rakugo, et qui plus est en FRANCAIS ?! Je dois avouer que j’étais un peu perplexe. Mais j’ai été agréablement surpris ! Tout d’abord, avant chaque histoire, nous avons un petit texte explicatif pour bien comprendre le contexte et apprécier l’histoire à son maximum. Un réel travail a été fait sur le texte, avec notamment des mots en japonais laissés tel quel dans l’histoire (le plus souvent suivis directement par leur explication en français), qui permettent de retranscrire une atmosphère nippone et un certain rythme. Les histoires en elles-mêmes sont pour la plupart drôles et j’avoue avoir souri en lisant la chute de la plupart, voire carrément ri, notamment pour les deux premières histoires. Préparez-vous à rencontrer une femme qui doit se retenir d’aller aux toilettes, un chien transformé un humain, des vendeurs de nouilles ou encore un directeur de zoo pour le moins surprenants qui vont tous vous faire sourire ! L’annexe est également vraiment intéressante, avec notamment une biographie du premier rakugoka étranger au Japon, ainsi que deux interviews de rakugoka japonais.

Un livre audacieux qui remplit parfaitement sa tâche et qui est un réel plaisir à lire. Que vous ayez entendu parler de rakugo ou non, vous trouverez ici votre bonheur – et votre sourire.
Ma note :

Duetto Yukio Mishima de Nicolas Gaudemet

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Duetto est une collection dont le principe est « un écrivain en raconte un autre ». Dans Duetto Yukio Mishima, Nicolas Gaudemet nous parle de sa rencontre avec Yukio Mishima à travers ses textes.

Edition lue :
Éditeur : Nouvelles Lectures
Publié le : 24 janvier 2020
Nombre de pages : 24
Prix : 2,99€ (numérique)

Nicolas Gaudemet est un auteur qui a publié son premier roman en 2018. Il a découvert Yukio Mishima à l’âge de 16 ans avec Confession d’un masque et nous raconte donc ici sa relation avec ce grand écrivain.

« Folio n° 1455. Je tends la main. Caresse la tranche fanée. Sur la
couverture, un masque placide rit et se fend pour laisser entrevoir un
crâne. Mon ventre se crispe. »

Ce n’est sûrement pas un secret pour vous, mais Yukio Mishima est mon écrivain préféré. Je me rappelle bien sûr de ma rencontre avec lui, avec Le Pavillon d’Or que j’avais dans ma bibliothèque pendant un long moment avant d’enfin me sentir prêt à me lancer dans son oeuvre. Je me rappelle de ma lecture, ébahi en découvrant ce texte si puissant, je me rappelle de mon excitation à l’idée de livre toute son oeuvre.

« J’ai 16 ans et prends conscience avec Mishima
que toute ma vie sera mensongère et pathétique. »

J’étais donc très curieux de découvrir la rencontre d’autres lecteurs avec Mishima, et je dois dire que j’ai beaucoup apprécié cette courte lecture. J’aurais même beaucoup aimé que celle-ci se poursuive et se développe ! Cela reste tout de même un beau challenge de raconter une rencontre si décisive en quelques pages. La plume de Nicolas Gaudemet m’a beaucoup plu, et j’ai pris un grand plaisir à le lire (et je dois avouer que cela m’a donné envie de lire son roman). On partage non seulement la relation qu’il a avec Mishima depuis sa première lecture de cet auteur, mais également une partie de son adolescence et de sa vie adulte, les personnages de Mishima en parallèle avec les personnages de sa propre vie. A différentes étapes de sa vie, différents romans, à différents endroits, différents souvenirs de ces livres qui l’ont tant marqué.

Un texte vraiment intéressant que je conseille à tous ceux qui ont aussi vu leur vie changer par un écrivain.

Ma note :

 

Maïmaï d’Aki Shimazaki

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Une auteure que je n’ai plus besoin de présenter. Voici le dernier roman en date (en France, du moins !) d’Aki Shimazaki, Maïmaï.

Edition lue :
Éditeur : Leméac/Actes Sud
Publié le : 24 octobre 2018 (Canada) / 3 avril 2019 (France)
Nombre de pages : 176
Prix : 15,00€

Maïmaï est le cinquième et dernier tome de la série L’Ombre du Chardon, mais, comme les précédents romans, il peut se lire indépendamment des autres. On retrouve ici Tarô, jeune homme qui vient de perdre sa mère, Mitsuko. Cette dernière, entraîneuse mais également gérante d’une librairie de livres d’occasion, était, comme on a pu le découvrir dans Hôzuki, appréciée de tous. Son fils, sourd-muet et métis, est désormais adulte et va retrouver une amie d’enfance, Hanako, pour qui il va ressentir un amour certain. Mais, comme à son habitude, Aki Shimazaki nous dévoile quelques secrets sur ses personnages qui vont bouleverser leur vie…

« Le soleil est éblouissant. La chaleur est étouffante. Dans le ciel bleu se forme un énorme cumulus blanc et dense. Le contour du nuage se détache nettement. C’est beau. Je pense à Hanako. »

Ce que j’aime avec Aki Shimazaki, c’est que je sais à quoi m’attendre – mais c’est un sentiment extrêmement positif. Quand j’ouvre un de ses livres, en quelques lignes, je ressens l’ambiance particulière qu’elle parvient à instaurer grâce à sa plume simple et belle. Ses romans sont souvent construits de la même façon, mais je ne m’en lasse pas, et je prends plaisir à découvrir les secrets et les relations de ses personnages que l’on a pu rencontrer dans d’autres de ses romans. C’était surtout le cas ici, puisqu’on retrouve beaucoup de personnages développés dans Hôzuki, qui est mon roman préféré de cette pentalogie.

« Elle s’approche lentement et s’arrête devant moi. Un parfum de savon effleure ma narine. Je dénoue son obi et ouvre son yukata. Elle n’a rien dessous. »

Ce roman n’échappe pas à la règle, c’est un moment de lecture très agréable. La relation entre les deux amis d’enfance qui se retrouvent est belle et coule de source. Le dénouement et le « secret » est cependant très prévisible, ce qui est un peu dommage, même si cela ne gâche pas la lecture. Ce secret est bien amené, et j’ai beaucoup aimé la dernière partie où tout semble s’accélérer autour de Tarô lorsqu’il s’approche de plus en plus du dénouement.

« Je la serre fortement dans mes bras. Elle ne bouge pas, le visage contre ma poitrine. Nous restons ainsi sans paroles. Je me répète : « Est-ce un rêve ? » ».

Encore un très bon roman d’Aki Shimazaki qui parvient à clore la pentalogie de l’Ombre du Chardon d’une façon intrigante. Maintenant, il est temps de tourner la page et de se réjouir de découvrir la prochaine série de livres de cette grande auteure !

Ma note :

Et il neigeait sur le Japon de Roger Raynal

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Je vous propose aujourd’hui de découvrir un premier roman d’un auteur français. Voici Et Il neigeait sur le Japon de Roger Raynal.

Edition lue :
Éditeur : Editions de la Rémanence
Publié le : 29 mai 2018
Nombre de pages : 252
Prix : 13,00€

Le roman se découpe en deux parties : Toulouse et Tokyo. Dans la première partie, Roger va rencontrer dans la nuit une jeune japonaise, Satoko. Tous deux étudiants, ils vont discuter et la langue française va être un élément qui va les rapprocher. Roger parle en effet un français comme on le parlait autrefois, et Satoko parle le français qu’on lui a enseigné, qui est proche de celui de Roger. Une passion et une histoire d’amour va naître entre eux, et Roger va la suivre à Tokyo lorsqu’elle va devoir rentrer, dans une seconde partie où Roger va découvrir le Japon et confirmer ses sentiments pour Satoko.

«  Vous parlez le français tel qu’on me l’a enseigné, et que je désespérais de retrouver, le croyant disparu. »

Je vais commencer par les points positifs. Tout d’abord, l’auteur nous précise que Satoko a été prénommée ainsi en référence à Yukio Mishima (l’héroïne de Neige de Printemps s’appelle Satoko), et les références à Mishima suffisent en général à me faire apprécier un livre (bon, j’exagère un peu, mais ça me met dans de bonnes conditions). Ensuite, l’écriture, les échanges sur la langue française, la littérature (hormis les citations bien trop présentes), et surtout, oui, SURTOUT, la passion entre les personnages et son évolution sont clairement les points forts de ce roman.

« Le Japon, archipel onirique, fantasme géographique, eldorado banal des rêveurs d’exotisme, venait brutalement de s’emplir de substance, de faire irruption dans ma réalité. »

Mais voilà, alors que je suis conquis par cette première partie, je m’envole avec les personnages à Tokyo, et là, c’est la décadence. La passion est toujours présente, mais elle est bien moins intéressante qu’à Toulouse. Roger va rencontrer la famille de Satoko, mais là encore, rien ne se passe réellement. Les descriptions du Japon restent plates, on est pourtant dans le Japon des années 1990 sur lequel il y a matière à être un peu original. On suit les journées de Roger dans la capitale nippone, mais on reste vraiment passif et l’intérêt est limité. La fin, bien que très spéciale, est un peu plus intéressante, mais elle n’a pas suffi à me laisser sur une bonne impression.

Un roman à lire pour sa première partie, qui est vraiment bien écrite et qui nous intègre dans cette histoire d’amour passionnelle. Le mieux serait de ne lire que cette première partie pour garder une image plus que positive de ce roman.

Ma note :

La Femme qui dort de Natsuki Ikezawa

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Vous le savez, j’aime les nouvelles, particulièrement japonaises. Je vais vous parler aujourd’hui de La Femme qui dort, un recueil de nouvelles d’un auteur dont je n’ai pas encore parlé sur le blog, Natsuki Ikezawa.

Edition lue :
Éditeur : Philippe Picquier
Publié en grand format en : Mai 2009
Publié en format poche : Mars 2014
Traduction : Corinne Quentin
Publié au Japon en : 2007
Nombre de pages : 144
Prix : 6€

Ce recueil contient trois nouvelles, mais la dernière nouvelle éponyme ne m’a pas réellement plu, donc je vais me concentrer sur les deux premières. Les origines de N’kunre nous emmène au Brésil. Sebastiano va prendre la fuite après avoir tué sa femme qui le trompait régulièrement. Il va rencontrer le peuple des Desertores qui vivent cachés dans la montagne. Ils ont un secret pour vivre en harmonie : dès que la colère monte chez l’un des leurs, ils se soufflent à l’oreille le N’kunre, une sorte d’incantation qui calme les esprits. Une nouvelle que j’ai beaucoup appréciée, puisque l’auteur va tout au bout de son concept et la fin est très réussie, ce qui n’est pas toujours le cas avec les nouvelles japonaises qui préfèrent souvent laisser les choses dans un flou parfois frustrant.

« Les désirs étaient source de souffrance et N’kunre en libérait. »

Dans Mieux encore que les fleurs, nous partons pour Okinawa. Un stagiaire dans un hôpital va vivre une aventure d’une dizaine de jours avec une médecin génraliste plus âgée que lui. Cela va être une relation passionnée, jusqu’à ce que cette femme rompe. Elle va le rencontacter en lui disant qu’elle a trouvé leur relation étrange et elle va découvrir qu’elle a peut-être été possédée par l’esprit d’une femme décédée tragiquement à cause d’un amour impossible… Une nouvelle surprenante que j’ai pris beaucoup de plaisir à lire. J’aime beaucoup tout ce qui est un peu surnaturel, surtout quand c’est bien fait comme ici. On découvre un peu le folklore des île Ryûkyû, avec notamment les Yuta, ces personnes capables de communiquer avec les esprits.

Un recueil qui nous fait beaucoup voyager avec des histoires vraiment intéressantes à suivre, et qui nous transportent dans des univers où la logique n’est pas forcément une chose sur laquelle l’on souhaite s’appuyer.

Ma note :

Comaujapon de retour !

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Bonjour à tous !

Oui, je sais, cela fait un peu plus d’un an qu’il n’y a pas eu de mise à jour sur ce blog, ni sur les réseaux sociaux.

Mais je compte bien réparer cela ! Jusqu’à présent, j’avais l’habitude de poster un article par semaine, mais ne lisant plus que très peu et n’ayant pas énormément de temps à disposition, je prévois de publier des articles sur des livres en relation avec le japonais ou d’auteurs japonais uniquement lorsque le temps et l’envie seront présents ! Ne vous attendez donc pas au même rythme qu’il y a quelques mois/années (désolé).

Je suis tout de même très heureux de redémarrer cette aventure, et j’espère que vous serez tous au rendez-vous !

A très vite sur Comaujapon pour de nouvelles lectures !

Kevin

Les Fruits de Shinjuku de Ryûji Morita

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Je vous présente un beau petit livre aujourd’hui, qui contient une nouvelle illustrée. Êtes-vous prêts à goûter Les Fruits de Shinjuku de Ryûji Morita ?
Edition lue :
Éditeur : Philippe Picquier
Publié en : Novembre 2012
Traduction : Corinne Quentin
Illustrations : Amandine Grandcolas
Nombre de pages : 96
Prix : 13,00€

Dans cette nouvelle illustrée, publiée avec d’autres nouvelles d’auteurs japonais dans le recueil Tokyo Électrique, on passe la journée avec deux jeunes un peu désabusés. De l’appartement où ils se trouvent au début de la nouvelle, ils photographient Maria, une jeune prostituée qui travaille dans l’établissement d’en face. Ils vont ensuite la rencontrer par hasard et vont l’aborder et passer la journée avec elle dans le quartier chaud de Shinjuku.

J’ai beaucoup apprécié relire cette nouvelle, puisque les illustrations donnent une autre dimension à cette histoire. On alterne des dessins couleur en pleine page et des petites cases en noir et blanc, et cela permet de passer nous aussi la journée avec Maria et ces deux garçons qui sont intrigués par la très jeune femme.

Un réel plaisir de découvrir cette nouvelle dans ce format, il est rare d’avoir des ouvrages japonais illustrés, et c’est une initiative à souligner et à encourager !

Ma note :
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