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Archives de Catégorie: ADAM Olivier

Tout peut s’oublier d’Olivier Adam

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Olivier Adam renoue avec le Japon dans son dernier roman en date : Tout peut s’oublier. Découvrons-le ensemble.

Edition lue :
Éditeur : Flammarion
Publié le : 6 janvier 2021
Nombre de pages : 272
Prix : 20,00€

Nathan et Jun sont séparés. Ils ont ensemble un fils, Léo, dont ils partagent la garde là où ils ont construit leur famille, en France. Jusqu’à ce que Jun, sans prévenir Nathan, décide de retourner dans son pays d’origine, le Japon, en emportant Léo avec elle. Nathan perd la trace de son fils, se rend au Japon à plusieurs reprises, contacte des parents dans la même situation, engage un détective… Des semaines s’écoulent sans qu’il n’ait aucune piste, des semaines s’écoulent sans qu’il ne puisse voir son fils. Il va tout tenter pour le retrouver et tenter de trouver une solution à l’amiable avec son ex-femme. Mais c’est sans compter sur la législation japonaise.

« Ça faisait maintenant deux mois qu’il n’avait pas vu son fils. Qu’il ne l’avait pas tenu dans ses bras. Qu’il n’avait pas entendu le son de sa voix ni embrassé ses cheveux. Jamais ils n’avaient été séparés si longtemps avant ça. »

En voilà un roman intéressant ! J’avais vu passé ce terrible sujet dans des articles sur Internet (comme celui-ci) et ce roman raconte avec précision les différentes étapes et le mur auquel se confrontent de nombreux parents. J’ai apprécié le fait qu’on ait l’histoire en entier : on revient sur l’histoire d’amour entre Nathan et Jun, leur rencontre huit ans plus tôt à Kyôto, leur vie en France. On a au passage de très belles (et originales !) descriptions de plusieurs endroits du Kansai, et on suit volontiers Nathan lors de ses nombreux voyages.

« Une fois là-bas elle aurait la loi pour elle. Et lui n’aurait aucun droit. Une fois là-bas ce serait terminé. »

Parce que oui, il va devoir faire de nombreux voyages. Le moment où il apprend que Jun a quitté la France, et qu’il va essayer de la retrouver directement à Kyôto, en vain. Puis, un voyage quelques mois plus tard, lorsqu’il apprend la location exacte de son fils. C’était un roman fort et difficile, je me suis mis à la place de Nathan, et je reste dans l’incompréhension. Le traitement réservé à ces parents (qui n’ont pourtant rien fait de mal) est brutal et injuste, et Olivier Adam parvient à raconter tout cela à la perfection dans ce roman.

Un roman sur une dure réalité dans lequel on suit le cheminement d’un père qui ne souhaite qu’une chose : retrouver son fils et le voir grandir.

Ma note :

Kyoto Limited Express d’Olivier Adam

Publié le

Aujourd’hui, je vais vous parler d’un roman un peu particulier. Celui-ci n’est pas japonais, mais il correspond parfaitement à l’esprit du blog, qui est, je vous le rappelle « Lire le Japon comme si vous y étiez ». Il s’agit d’un roman-photo nommé Kyoto Limited Express, écrit par Olivier Adam et imagé par des photographies de Arnaud Auzouy.

kyoto-limited-express
Edition lue :
Éditeur : Points
Publié en : 2010
Nombre de pages : 160
Prix : 8,10€

 

Nous suivons ici Simon Steiner, qui retourne à Kyoto trois ans après avoir quitté cette incroyable ville. Cette fois-ci, la vie a fait que sa femme et sa fils ne sont plus à ses côtés. Simon va ainsi retrouver les endroits qu’il avait visités auparavant avec sa petite famille et va parcourir des ruelles, découvrir des temples, passer devant la vie active – là où le temps semble s’être arrêté pour lui. À mon sens, Simon n’est pas le personnage principal de ce roman, mais Kyoto l’est. Accompagnée par une nostalgie et une mélancolie profonde qui émanent de Simon.

Mais ce n’est pas tout ! Comme je l’ai mentionné précédemment, ce roman est en fait un roman-photo. Vous trouverez donc sur la page de droite une photo (spoiler alert : elles sont sublimes) et sur la page de gauche, la narration inspirée par la photo. Et je dois dire que c’est très réussi. Je l’ai lu avant de partir à Kyoto, et je ressentais déjà l’atmosphère de cette ville si particulière, et je souhaitais de m’y rendre au plus vite. Et puis, je l’ai lu une autre fois très récemment, de retour de cinq mois à Kyoto. Cette fois-ci la lecture est encore plus forte et le ressenti est incroyable – je me suis moi aussi laissé baigner dans cette ambiance nostalgique, même s’il s’agissait pour moi d’une « nostalgie heureuse ».

Le sujet n’est pas très gai, l’absence et la mélancolie sont omniprésentes, mais le tout est très poétique. Une magnifique expérience de lecture.
Ma note :
8
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