Flux RSS

Archives de Catégorie: ARTUS Isabelle

La Petite Boutique japonaise d’Isabelle Artus

Publié le

Ce vendredi, je vais vous parler d’un premier roman français pour le moins original : La Petite Boutique japonaise d’Isabelle Artus. Au programme : une histoire d’amour entre une geisha de région parisienne et un samouraï breton !

la-petite-boutique-japonaise-isabelle-artusEdition lue :
Éditeur : Flammarion
Publié le : 27 avril 2016
Nombre de pages : 311
Prix : 17,00€

Cette histoire, joliment loufoque, nous fait croiser le chemin de Pam, une jeune femme originaire de Melun, souhaitant être geisha depuis toute petite et qui n’hésite pas à s’habiller et se maquiller comme une geisha dès qu’elle sort. Elle va travailler dans une petite boutique qui vend des bonsaïs et qui est tenu par un couple de Japonais dont l’homme va entretenir la jeune geisha française. Mais un jour, un jeune homme, Thad, va entrer dans la petite boutique et ce Breton, ayant vécu au Japon par le passé et souhaitant suivre la Voie du Samouraï, va tomber amoureux de Pam…

« Après y avoir longuement réfléchi, Pamela décida qu’elle serait geisha, sans pour autant savoir s’il existait une filière professionnelle qui puisse l’y préparer. »

Mais voilà, nos deux amoureux vont vivre une histoire d’amour passionnelle, mais cela ne va pas durer… Thad en effet, bouleversé par les puissants sentiments qu’il ressent, va quitter Pam, du jour au lendemain. Cette dernière va comprendre qu’il est parti au Japon et se décide à partir à sa recherche dans ce pays qu’elle admire tant… À partir de là une folle aventure va se mettre en place, où Thad va tenter de trouver sa voie, et où Pam va être confronté à un Japon qui, bien trop moderne, ne correspond pas du tout à ce qu’elle s’était imaginé… Le tout raconté avec humour !

« À quoi bon être une geisha quand son samouraï se fait la malle ? »

Parce que oui, le point fort de ce récit est l’humour. Il est bien dosé, bien maîtrisé et nous fait passer un très bon moment de lecture. On ne voit pas le temps passer, on tourne les pages. Il faut avoir du second degré, c’est certain, et j’en ai peut-être manqué par moment, lorsque j’ai trouvé des passages quelque peu maladroits (notamment lorsque le maquillage d’une geisha est comparé à la « figure du clown blanc » ou lorsque la musique du shamisen, un instrument japonais que j’apprécie énormément, est quelque peu dégradé), mais ces petits passages collent totalement à l’ambiance du récit, donc c’est tout pardonné.

« Face aux deux maikos, elle eut le sentiment, bien plus violent qu’à Tokyo, d’être une imposture, comme une ombre portée se heurte à la réalité de son modèle. »

Et le roman nous plonge dans une ambiance japonaise, poussée à l’extrême dans des figures de style et des expressions qui font sourire, alors que l’on suit deux personnages qui se rencontrent en France. Pour moi, le roman décolle lorsque Pam décolle elle aussi pour le Japon et qu’elle est confrontée à un Japon qu’elle ne connaît pas et ne souhaite pas réellement connaître. C’est en effet très intéressant de la voir débarquer, elle et son idée du Japon, très traditionnel, et la voir (ou plutôt la lire) en train de se balader habillée et maquillée en geisha dans les quartiers animés et ultra-modernes de Tokyo est très étonnant. Elle est déçue de ce Japon qui évolue si vite, et va pourtant tenter de trouver un Japon qui correspond à ses attentes mais sans jamais oublier la raison première de sa venue : retrouver son samouraï breton.

Un roman aux personnages colorés et ayant une vision traditionnelle du Japon qui vont se rencontrer et s’aimer, avant de se quitter et de s’envoler pour ce pays qui va les surprendre sur différents aspects. Une lecture agréable et amusante, comme on n’en voit pas souvent !

Ma note :
7

%d blogueurs aiment cette page :