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Archives de Catégorie: INABA Mayumi

La Valse sans fin de Mayumi Inaba

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Une danse folle, ça vous dit ? C’est ce que nous propose Mayumi Inaba dans La Valse sans fin.

Edition lue :
Éditeur : Philippe Picquier
Publié en grand format en : Août 2019
Traduction : Elisabeth Suetsugu
Publié au Japon en : 1992
Nombre de pages : 144
Prix : 14,00€

Le roman commence en 1986, soit 7 ans après la mort de Kaoru. Kaoru, c’était un saxophoniste, qui a vécu une histoire passionnée avec Izumi. Izumi, c’est une écrivaine. Elle va revenir sur cette histoire d’amour entre elle et lui qui a duré près de cinq ans. Cinq ans de folies, cinq ans de débauches, cinq violentes années qui ont marqué leurs vies.

« Je voulais me convaincre qu’un amour passager était un amour absolu, jusqu’au jour où je me rendais compte que ce que j’avais pris pour de l’amour s’était évanoui sans laisser de traces. »

En voilà un roman marquant, même si peut-être pas pour de bonnes raisons. Je dois dire que lorsque j’ai commencé cette lecture, lorsqu’on découvre les débuts de leur relation, qu’on voyage entre passé et présent, j’ai adoré. Principalement grâce à l’écriture qui rend la lecture assez géniale je dois dire. Le premier tiers de ce roman a vraiment été une bonne lecture pour moi, et je pensais que cela allait continuer, mais malheureusement non…

« Peut-être que ce sentiment éperdu de perte qui était en moi faisait écho au vide insondable qui habitait Kaoru… »

On se rend compte rapidement de la tournure que prend le roman : la narratrice se lasse de tout et va tenter de ressentir des choses sans jamais y parvenir. Avec Kaoru, ils vont se droguer tout au long du roman, Kaoru va se montrer violent envers Izumi, et le fait qu’ils habitent ensemble et qu’ils aient un enfant ne changera rien à tout cela. On tombe dans une pâle version d’un roman de Ryu Murakami, et alors que le début était sympathique, la lecture devient de plus en plus pesante au fur et à mesure que l’on tourne les pages.

Un roman qui démarre fort et bien – mais qui s’essouffle rapidement. Malgré une écriture qui rend la lecture plus ou moins agréable, l’ambiance pesante du roman m’a écrasé et m’a laissé déçu…

Ma note :

20 ans avec mon chat de Mayumi Inaba

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Mayumi Inaba est une auteure dont je n’ai pas encore parlé sur ce blog. Je répare cela aujourd’hui avec 20 ans avec mon chat. Miaou ?

Edition lue :
Éditeur : Philippe Picquier
Publié en grand format en : Mars 2014
Publié en format poche : Janvier 2016
Traduction : Elisabeth Suetsugu
Publié au Japon en : 1999
Nombre de pages : 208
Prix : 7,50€

L’auteure commence ce livre avec la rencontre d’un chaton, coincé en haut d’un grillage. Elle le ramène chez elle, le baptise Mî, d’après les sons qu’il émet, et c’est là le début d’une belle relation qui naît entre Mayumi Inaba et Mî. On va les suivre pendant vingt ans, on va voir Mî s’épanouir et grandir, tout en constituant une constante dans la vie de l’auteure, entre divorce et déménagement.

« Au milieu de ma vie conjugale en train de se démanteler, un chat au visage serein était là, ignorant de ce qui se passait dans mon cœur. »

Ayant récemment accueilli un chaton chez moi, je me suis dit que c’était le bon moment pour lire ce livre dont j’avais entendu beaucoup d’éloges. C’est en effet un livre vraiment agréable à lire, surtout avec un chaton à côté de soi. L’écriture est belle – et des poèmes parsèment le texte, ce qui lui ajoute une certaine beauté. On suit la vie de Mayumi, avec toujours ce chat en arrière-plan, qui va notamment subir un déménagement qui l’emmène d’une maison avec jardin où il aime jouer, à un appartement tokyoïte au quatrième étage. Le duo « écrivain + chat » est quelque chose qui m’a beaucoup plu.

« Quoi, il n’y aurait dans cette ville magnifiquement vivante qu’est Tokyo aucun endroit où les hommes et les chats puissent vivre ensemble ? Quelle misère ! »

Ayant également cherché un logement à Tokyo qui acceptait les animaux de compagnie, j’ai aussi pu connaître les difficultés qu’elle raconte pour trouver un appartement. Mais, et c’est là une des choses que j’ai beaucoup aimé dans ce roman, la vie à Tokyo est quand même une aventure – et ses descriptions de cette ville et son amour pour Tokyo ont été un très bon moment de lecture pour moi. Bien entendu, on suit Mî pendant vingt ans, et on se doute qu’on arrivera jusqu’à la fin de sa vie. Je regrette là une trop grande importance apportée à sa vieillesse et aux maladies qui en découlent (des pages et des pages sur ses problèmes d’urine parsemée de sang – pas forcément une chose sur laquelle j’aurais voulu que l’auteure insiste), et j’aurais grandement préféré lire d’autres moments intimes ou heureux entre Mî et la narratrice. Cela reste un bon roman, mais si la thématique féline vous intéresse, je ne peux que vous conseiller Les Mémoires d’un chat qui est à lire absolument !

Un très joli texte sur la vie avec un chat, qui plaira certainement à tous ceux qui ont la chance de vivre un avec un animal de compagnie, mais qui, par son écriture, pourra toucher tous les amateurs de littérature japonaise.

Ma note :

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