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La Pêche au toc dans le Tôhoku de Shinsuke Numata

Publié le

Une petite partie de pêche, ça vous dit ? C’est ce que nous propose Shinsuke Numata dans La Pêche au toc dans le Tôhoku.

Edition lue :
Éditeur : Philippe Picquier
Publié en : Mars 2020
Traduction : Patrick Honnoré
Publié au Japon en : 2017
Nombre de pages : 96
Prix : 12,00€

Notre narrateur a pour passion la pêche. On rencontre dès le début de ce roman Hiasa, un ami avec qui il est très proche. Ils sortent souvent ensemble et travaillent dans la même entreprise, jusqu’au jour où Hiasa décide de démissionner, laissant le narrateur sans aucun moyen de le contacter. Il va donc arrêter de pêcher pendant quelques temps, et va partir à la recherche d’un nouvel ami. Mais c’est sans compter sur Hiasa qui décide de réapparaître quelques mois plus tard, travaillant désormais en tant que commercial pour une mutuelle…

« Très bas sur le ciel nocturne bleu foncé, la lune comme une rognure d’ongle brillait de sa lueur blanche. »

Ne nous voilons pas la face : la seule raison pour laquelle ce roman a été traduit en France, c’est parce qu’il a obtenu le Prix Akutagawa au Japon, un prix prestigieux. Les livres recevant ce prix laissent souvent perplexes en dehors du Japon, et celui-ci confirme cette règle. On est en présence d’un roman typiquement japonais, qui, je pense, doit plaire au Japon pour les mêmes éléments qui font qu’il ne plaira pas forcément par chez nous.

« Nous comprenons que vous vous fassiez du souci, mais vous savez, vous n’êtes pas la seule, des milliers de personnes sont actuellement portées disparues sur la côte, et prier est la seule chose qu’on puisse faire. »

Le souci majeur, c’est qu’on n’arrive pas vraiment à deviner les intentions de l’auteur. Beaucoup de sujets sont traités, la pêche, l’amitié, l’homosexualité, la transsexualité, la nature, mais sans qu’on n’entre dans de réels détails (sauf peut-être pour la pêche ?). Il faut cependant noter qu’on est dans une littérature post-Fukushima, qui est un mouvement important au Japon, et qu’on ne voit peut-être pas assez traduit par chez nous, et qui a piqué ma curiosité pour ce roman (je ne vais pas plus en révéler), même si cela se fait ici aussi de façon très concise. L’écriture n’est pas désagréable, la nature et les saisons occupent une place importante, mais tout se passe si vite, qu’on n’a pas vraiment le temps d’apprécier ces éléments.

Un roman court qui se lit assez facilement, mais qui peine à agripper le lecteur et à marquer les esprits.

Ma note :

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