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Archives de Catégorie: RAYNAL Roger

Komorebi de Roger Raynal

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C’est un excellent recueil de nouvelles que je vous propose aujourd’hui : Komorebi de Roger Raynal.

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Détails :
Éditeur : Editions de la Rémanence
Publié le : 3 février 2021
Nombre de pages : 132
Prix : 12,00€ (physique) / 4,99€ (numérique)

Dans ce recueil de nouvelles, Roger Raynal nous parle du sentiment amoureux à travers sept histoires qui se déroulent au Japon. Sept nouvelles très différentes les unes des autres, écrites d’une plume magnifique et poétique qui va droit au cœur du lecteur. Moi qui suis un grand fan de nouvelles en littérature japonaise, je dois dire que j’ai pris un immense plaisir à découvrir ce recueil. J’étais déchiré entre une lecture sans m’arrêter, et une lecture en prenant le temps. J’ai finalement opté pour la deuxième option, en ne savourant qu’une ou deux nouvelles par jour pour faire durer le plaisir.

« Dans cette nuit commençante, je respirai son odeur, son parfum, âpre, lourd, sensuel. Il rappelait la terre, l’humus, la réalité du monde, mais aussi la promesse d’un printemps, lorsque l’on retourne la terre ou que l’on repique le riz. »

Si j’avais à choisir mes nouvelles préférées, je dirais que ce sont celles qui m’ont le plus touché. Il y a tout d’abord Lettre à l’absente, qui ouvre ce recueil d’une sublime façon. On suit ici deux personnages qui vont tenter de découvrir et d’exprimer leurs sentiments en suivant le son qui résonne dans leurs coeurs. Une nouvelle très poétique, entrecoupée d’haiku qui accentuent la beauté de ce texte. Enfin, j’ai beaucoup apprécié Première étreinte, une nouvelle où l’on suit un garçon et une fille d’une quinzaine d’années, chacun de leur côté, du réveil jusqu’au moment où ils vont pouvoir se voir et s’aimer, même si cela ne dure que quelques secondes. Mention spéciale également pour Le Doigt, une nouvelle censée avoir été écrite par l’un des personnages d’un roman de Mishima (ou comment me faire apprécier un texte) ainsi que pour La Joueuse de Shamisen, nouvelle qui m’a beaucoup fait penser au Pavillon d’Or (de Mishima, là aussi).

« Ce jeune homme possédait une âme d’artiste, ce qui me ravissait et m’attristait à la fois. Chez lui, la beauté était toujours présente et s’écoulait naturellement de son corps, alors que je devais la créer de moi-même, en m’inspirant d’un idéal qui me resterait à jamais étranger. »

Un recueil de nouvelles époustouflant, qui nous emmène au plus profond du coeur de multiples personnages qui ne souhaitent qu’une seule chose : aimer et être aimés, si possible avec passion puisqu’on ne sait pas de quoi demain sera fait.

Ma note :
9

Et il neigeait sur le Japon de Roger Raynal

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Je vous propose aujourd’hui de découvrir un premier roman d’un auteur français. Voici Et Il neigeait sur le Japon de Roger Raynal.

Edition lue :
Éditeur : Editions de la Rémanence
Publié le : 29 mai 2018
Nombre de pages : 252
Prix : 13,00€

Le roman se découpe en deux parties : Toulouse et Tokyo. Dans la première partie, Roger va rencontrer dans la nuit une jeune japonaise, Satoko. Tous deux étudiants, ils vont discuter et la langue française va être un élément qui va les rapprocher. Roger parle en effet un français comme on le parlait autrefois, et Satoko parle le français qu’on lui a enseigné, qui est proche de celui de Roger. Une passion et une histoire d’amour va naître entre eux, et Roger va la suivre à Tokyo lorsqu’elle va devoir rentrer, dans une seconde partie où Roger va découvrir le Japon et confirmer ses sentiments pour Satoko.

«  Vous parlez le français tel qu’on me l’a enseigné, et que je désespérais de retrouver, le croyant disparu. »

Je vais commencer par les points positifs. Tout d’abord, l’auteur nous précise que Satoko a été prénommée ainsi en référence à Yukio Mishima (l’héroïne de Neige de Printemps s’appelle Satoko), et les références à Mishima suffisent en général à me faire apprécier un livre (bon, j’exagère un peu, mais ça me met dans de bonnes conditions). Ensuite, l’écriture, les échanges sur la langue française, la littérature (hormis les citations bien trop présentes), et surtout, oui, SURTOUT, la passion entre les personnages et son évolution sont clairement les points forts de ce roman.

« Le Japon, archipel onirique, fantasme géographique, eldorado banal des rêveurs d’exotisme, venait brutalement de s’emplir de substance, de faire irruption dans ma réalité. »

Mais voilà, alors que je suis conquis par cette première partie, je m’envole avec les personnages à Tokyo, et là, c’est la décadence. La passion est toujours présente, mais elle est bien moins intéressante qu’à Toulouse. Roger va rencontrer la famille de Satoko, mais là encore, rien ne se passe réellement. Les descriptions du Japon restent plates, on est pourtant dans le Japon des années 1990 sur lequel il y a matière à être un peu original. On suit les journées de Roger dans la capitale nippone, mais on reste vraiment passif et l’intérêt est limité. La fin, bien que très spéciale, est un peu plus intéressante, mais elle n’a pas suffi à me laisser sur une bonne impression.

Un roman à lire pour sa première partie, qui est vraiment bien écrite et qui nous intègre dans cette histoire d’amour passionnelle. Le mieux serait de ne lire que cette première partie pour garder une image plus que positive de ce roman.

Ma note :
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