Flux RSS

Archives de Catégorie: SÔSEKI Natsume

Petits contes de printemps de Natsume Sôseki

Publié le

Vous ne sentez pas trop le printemps avec le confinement ? Laissez donc Natsume Sôseki vous narrer ses Petits contes de printemps !

Edition lue :
Éditeur : Philippe Picquier
Publié en grand format en : Décembre 1999
Publié en format poche : Février 2003
Traduction : Elisabeth Suetsugu
Publié au Japon en : 1909
Nombre de pages : 144
Prix : 6,50€

Ce petit livre contient 25 courts contes écrits en 1909. Les thèmes sont divers, Natsumé Sôseki partageant avec nous des bouts de vie, sur son expérience, que ce soit au Japon ou sur son séjour en Angleterre, dans une écriture toujours agréable qui parvient à transcrire avec brio la beauté ou le temps qui passe.

« Combien de vains printemps s’étaient-ils écoulés, ne laissant plus que leur parfum évanescent dans le passé qui se cachait derrière les cheveux noirs, derrière les yeux noirs de cette femme ? »

C’est toujours un peu compliqué de présenter ce genre de livres, puisqu’il y a beaucoup de contes différents et ils sont tous très courts. Je vais donc me concentrer sur deux parties qui m’ont beaucoup marqué et plu. Il y a tout d’abord les contes La pension et L’odeur du passé qui se suivent et que Natsumé Sôseki a écrit lorsqu’il vivait dans une bien étrange pension en Angleterre. On ressent une certaine atmosphère propre à cette pension où les membres ont tous des secrets entre eux, et dans le second conte, Sôseki s’émancipe un peu de cette résidence grâce à la rencontre d’un compatriote japonais avec qui il va se nouer d’amitié.

« Au plus profond du ciel pur qui laisse tomber le givre, les flocons de feu voltigent puis s’envolent, s’évanouissent dans l’instant. »

Une autre conte qui m’a plu et fait sourire, c’est Monna Lisa. Un homme fait les brocantes et tombe sur un tableau sur lequel est peint une femme au sourire bien mystérieux. Sa femme est également mal à l’aise en présence de ce tableau, et il va donc décider de le revendre pour trois fois rien… Mais comme on s’en doute grâce au titre du conte, ce n’était sûrement pas la meilleure chose à faire…

Des contes qui se picorent et qui font du bien, par un grand écrivain japonais dont la plume n’est plus à présenter. Parfait pour s’évader dans plusieurs endroits différents en seulement quelques pages…

Ma note :

Une journée de début d’automne de Natsume Sôseki

Publié le

Aujourd’hui, parlons classique avec un livre de saison ! Voici Une journée de début d’automne, un très beau recueil de nouvelles de Natsume Sôseki.


Edition lue :
Éditeur : Philippe Picquier
Format poche publié en : Février 2014
Grand format publié en : Février 2012
Traduit par : Elisabeth Suetsugu
Édition originale en japonais : 1907-1912
Nombre de pages : 144
Prix : 6,00€

Dans ce recueil, on trouve sept nouvelles, dans lesquelles Natsume Sôseki évoque avec poésie des scènes de son quotidien, parfois anodines. Que ce soit son arrivée à Kyoto, l’adoption d’un moineau au bec rose, sa rencontre avec un éminent professeur étranger ou ses séjours à l’hôpital, il parvient toujours à nous faire ressentir une certaine beauté dans des scènes à l’apparence banale.

« On aurait beau compter cent avenues, vivre mille ans, Kyôto restera immuablement une ville morne. »

Je dois dire que j’ai pris une claque avec la première nouvelle, « Le soir de mon arrivée à Kyoto », écrite en 1907, qui, bien que très courte, est vraiment magnifique. L’écriture et la traduction sont superbes, et j’ai pris un tel plaisir lors de ma lecture qu’une deuxième lecture s’est imposée. Malheureusement, je n’ai pas retrouvé cette beauté dans les nouvelles suivantes. Il n’y a pas vraiment d’intrigue, et, alors que cela ne me dérangeait pas avec la première nouvelle, je n’ai pas trop trouvé mon intérêt dans la suite, même si les nouvelles restent agréables à lire.

« Quittant la capitale aux simulations intenses, pour moi qui foulais soudain le sol de cette cité antique, c’était comme si je me retrouvais au fond d’un étang sombre où le ciel ne se reflète pas tant le vert est dense, telle une pierre brûlante sous la canicule. »

Un carnet de bord de Natsume Sôseki, que je conseillerais surtout pour sa première nouvelle, que j’ai tout simplement adorée et dont la beauté m’a frappé.

Ma note :

Le 210e jour de Natsume Sôseki

Publié le

Aussi étonnant que cela puisse paraître, je n’ai pas encore parlé de Natsume Sôseki sur ce blog, alors que c’est l’un des auteurs japonais classiques les plus renommés. Voici Le 210e jour pour réparer cela !

Edition lue :
Éditeur : Rivages
Format poche publié en : 1999
Grand format publié en : 1990
Traduction par : René de Ceccatty, Ryôji Nakamura
Édition originale en japonais : 1906
Nombre de pages : 112
Prix : 5,60€

Ce roman nous fait partir à la rencontre de Kei et Roku, deux amis qui vont décider de faire l’ascension du mont Aso, l’un des volcans les plus actifs du Japon. La veille, ils vont prendre un bain chaud ensemble et discuter, de sujets légers et d’autres plus importants : de leur repas du lendemain, aux classes sociales, un sujet qui tient à cœur l’un des personnages, fils d’un marchand de tofu. Autant de discussions qui vont resserrer leur amitié et les accompagner dans leur périple qui s’avèrera dangereux, puisque le mont Aso semble être en colère…

« Quand ils sortent de la salle de bains, le vent piquant d’automne s’engouffre dans leurs manches et s’infiltre sur leur peau jusqu’à leur nombril. Kei, au nombril saillant, éternue sans retenue. Au pied des marches, cinq ou six hibiscus blancs emplissent de leur triste floraison le crépuscule d’automne. Dans les hauteurs, le mont Aso gronde au loin sourdement. »

Un roman qui se lit tout seul et qui est constitué majoritairement de dialogues. C’est plaisant de prendre part à leurs conversations, tantôt sérieuses tantôt drôles, et de les suivre ensuite partir grimper le mont Aso, malgré la fumée, la pluie et les cendres qui vont rendre leur aventure compliquée. On peut réellement ressentir le lien fort qui unit ses deux amis, que ce soit dans leur attitude ou dans leurs remarques qui sont parfois remplies de bonnes intentions.

« Kei s’avance vaillamment là où rampent les nuages et la fumée. Roku, le cœur serré, reste seul, debout au milieu des susuki, voyant s’éloigner de dos la silhouette du seul ami sur qui il puisse compter. »

Des moments partagés, des discussions passionnées, une ascension courageuse, en bref, un joli roman sur l’amitié et tout ce qu’on peut vivre avec quelqu’un qui compte pour nous !

Ma note :

%d blogueurs aiment cette page :