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Archives de Catégorie: TSUTSUI Yasutaka

Hell de Yasutaka Tsutsui

Publié le

Aujourd’hui, je vous emmène en enfer ! Ou plutôt, c’est Yasutaka Tsutsui qui nous y emmène tous dans son roman Hell. Il fait pas un peu chaud par ici ?

Edition lue :
Éditeur : Wombat
Publié le : 5 septembre 2013
Traduction par : Jean-Christian Bouvier
Édition originale en japonais : 2003
Nombre de pages : 155
Prix : 17,00€

Comme son titre l’indique, on va plonger ici dans l’Enfer. Un enfer dans lequel va débarquer Takeshi dont l’handicap -il boitait depuis son enfance à cause de deux camarades de classe- disparaît quand il y pose le pied. Il va retrouver ces deux camarades qu’il n’avait pas vu depuis des années, et on  va rencontrer une multitude de personnages dans cet enfer, en apprenant leurs liens et en découvrant la façon dont ils sont décédés… en naviguant dans le passé et le futur, dans le monde des vivants et dans celui des morts…

« Quand on pensait à quelqu’un en Enfer, cette personne avait la fâcheuse tendance à apparaître aussitôt. »

L’idée du roman me plaisait beaucoup, et après avoir accroché aux loufoques Hommes salmonelle du même auteur, je me suis procuré celui-ci sans hésiter. Mais je n’ai pas été conquis. Beaucoup de personnages, beaucoup de scènes différentes qui se déroulent à des endroits différents et à une époque différente, qui font que j’ai été perdu. Cela contribue bien sûr à l’effet chaotique de l’enfer, mais je ne suis pas entré dans l’histoire. Il y a en revanche une scène que j’ai adorée : lorsqu’un avion est détourné et qu’on lit les derniers moments des passagers où la folie et surtout le désespoir prennent le dessus. Pour le reste, c’est malheureusement déjà oublié.

« La frontière entre la vie et la mort n’était-elle donc pas infranchissable ? Les deux mondes communiquaient-ils d’une manière aussi fluide que naturelle ? »

Un roman à l’idée de base intéressante, mais dont le côté brouillon m’a laissé de côté. Je suis resté aux portes de l’Enfer, alors que j’avais envie d’y pénétrer. Dommage.

Ma note :
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Les Hommes salmonelle sur la planète Porno de Yasutaka Tsutsui

Publié le

Aujourd’hui, je vais vous parler d’un roman TRÈS particulier, comme le suggère son titre. Voici Les Hommes salmonelle sur la planète Porno de Yasutaka Tsutsui.

Edition lue :
Éditeur : Wombat
Publié le : 16 février 2017
Traduction par : Miyako Slocombe
Édition originale en japonais : 2005
Nombre de pages : 96
Prix : 16,00€

On découvre ici la planète « Nakamura » que les personnages, des scientifiques étudiant cette planète, appellent la planète porno. Et pour cause ! Les plantes, les animaux, les habitants, tous sont hypersexualisés. L’histoire est simple : la seule femme de l’équipe de recherche est tombée enceinte à cause d’une mauvaise herbe, et ses collègues vont partir voir les habitants de cette planète pour leur demander comment faire pour avorter de cette plante… mais en chemin ils vont croiser un grand nombre de choses qui vont les titiller dans tous les sens du terme…

« Cette planète était également connue sous le nom de planète Porno. On l’appelait ainsi car ses habitants, qui vivaient en Nunidie, une cinquantaine de kilomètres à l’ouest de notre base, ressemblaient comme deux gouttes d’eau aux Terriens et vivaient nus comme des vers tout au long de l’année. »

Dès le départ, on plonge dans le loufoque de cette planète, et on n’en sort pas avant le point final ! Bravo au traducteur, qui a dû avoir du mal à traduire les noms des animaux, des plantes et des endroits totalement farfelus et lubriques. Allons-y franchement : on rencontre dans ce roman des méduses qui provoquent l’orgasme quand elles piquent, des bêtes qui veulent s’accoupler avec des humains, des farfouilleuses qui procurent plusieurs orgasmes d’affilée aux humains qu’elles attrapent, mais aussi des vaches-accordéons qui ne peuvent bouger que les pattes arrières et qui se déplacent donc comme un accordéon… et je m’arrête là pour vous laisser en découvrir plus par vous-même !

« Qui avait donc engrossé le Dr Suiko Shimazaki, cette belle célibataire de trente-deux ans, gracieuse, le teint clair et un peu ronde ? »

Je dois dire que j’étais un peu perplexe au départ, mais finalement, malgré le côté très sexuel et quelque peu pervers (peut-être à ne pas mettre entre les mains des plus jeunes lecteurs), ça passe bien. J’ai beaucoup souri, j’aime beaucoup tout ce qui est loufoque, surtout quand c’est bien fait, et c’est le cas ici. En plus des découvertes qu’ils font en chemin, les chercheurs tentent d’avoir une discussion scientifique sur l’évolution sur cette planète et sur comment fonctionnent ces animaux, ce qui est aussi plutôt original, et amusant, tout comme la résolution qui se veut plus ou moins sérieuse.

« Si le père est une mauvaise herbe du nom d’engrosse-veuve, ça serait un coup dur pour la lignée de brillants scientifiques dont elle est issue. »

Un livre comme je n’en ai jamais lu, qui ose aller très loin sans jamais avoir peur du « trop » ou du ridicule. Une planète à découvrir en ayant l’esprit ouvert !
Ma note :
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