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La Digue d’Hyakken Uchida

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Je vous propose aujourd’hui une petite balade bien plaisante le long de La Digue d’Hyakken Uchida.


Edition lue :
Éditeur : Editions In8
Publié en : Octobre 2011
Traduction : Patrick Honnoré
Publié au Japon en : 1922-1934
Nombre de pages : 110
Prix : 12,00€

Comme vous le savez peut-être, je suis féru de nouvelles, et plus particulièrement de nouvelles japonaises. Je prends un grand plaisir à découvrir des auteurs en commençant par leurs nouvelles, qui en disent souvent long sur leur façon de narrer les choses. Ne connaissant pas du tout Hyakken Uchida, j’ai tout de suite été attiré par cet ouvrage compilant huit nouvelles parues entre 1922 et 1934. Et je dois dire que j’ai été surpris ! On est ici en présence de nouvelles fantastiques, très courtes, et surtout très créatives. Au programme : un endroit qui prend feu, une femme qui sanglote, un festin avec des femmes qui ont toutes le même visage, ou encore des poils qui poussent à l’intérieur de la bouche de l’un des narrateurs – voilà ce qui vous attend !

« Soudain, je sentis un chatouillement dans le menton et à l’intérieur de mes joues. J’y passai la langue et je compris que des poils y avaient poussé. »

Les nouvelles sont très courtes et j’en ai lu une par jour pour pouvoir les savourer. Si le programme que j’ai décrit plus haut vous rend perplexe, c’est normal ! C’est une lecture que j’ai appréciée, mais je me rends compte qu’il est difficile d’en parler, tant elle était étrange. La façon la plus simple de décrire ce recueil de nouvelles serait celle-ci : des rêves nous sont en réalité décrits. Pas de règles, pas de longues et fastidieuses histoires, mais juste des morceaux de rêves éparpillés ici et là dans une très belle écriture. Ce que je me souviens, c’est surtout l’atmosphère de ces nouvelles, qui m’a donné l’impression, moi aussi, de rêver.

« Je voulus approcher mon oreille de sa bouche quand une mèche de cheveux effleura l’arrière de mon oreille. Je fus pris d’un frisson. Ses cheveux étaient froids comme des stalactites de glace et qui plus est, son cou sentait la truffe de chien. »

Une lecture dont, une fois celle-ci terminée, vous vous réveillerez en vous disant : « Mais quel drôle de rêve ai-je fait ! ». 

Ma note :

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