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Edge of Tomorrow d’Hiroshi Sakurazaka

Publié le

Je vais aujourd’hui vous parler d’un roman de science-fiction paru en France suite à son adaptation en film. Voici Edge of Tomorrow d’Hiroshi Sakurazaka, sous-titré en français Aujourd’hui à jamais. Soyez prêts.

Edition lue :
Éditeur : Kazé Manga
Publié en : Mai 2014
Traduction et adaptation : Jacques C. et Gilles Chassignol
Édition originale en japonais : 2004
Nombre de pages : 231
Prix : 13,29€

Le roman s’ouvre sur une scène de guerre. Keiji est sur un champ de bataille, il a perdu des alliés, et il va attaquer des Mimics, des monstres plus petits que les hommes mais plus larges et beaucoup plus forts, qui semblent vouloir envahir la Terre.  Keiji va se retrouver grièvement blesser et Rita, une femme, va l’accompagner jusqu’à ce qu’il meurt… Et puis, Keiji va se réveiller aux côtés d’un de ses camarades mort au combat et ce qu’il va prendre au départ pour un rêve va en fait être une boucle : il va revivre la même journée des dizaines de fois.

« Il y a des cauchemars dont tu ne peux pas te réveiller, quels que soient les efforts que tu fasses. Moi, j’étais prisonnier d’un cauchemar, et qu’importe le nombre de fois où je me réveillais, j’étais toujours piégé à l’intérieur. »

Tout d’abord, avec cette couverture qui n’est autre que l’affiche du film, je dois dire que je n’ai ni eu envie d’acheter le livre, ni de le lire. Mais je suis passé outre, parce que l’histoire me semblait intéressante, et qu’on n’a pas énormément de romans de science-fiction japonais traduits en français. Et puis, je lis, et je découvre un langage très cru, avec des clichés affligeants sur les militaires et le traitement qu’ils font aux femmes par exemple, en tant qu’objet pour assouvir leurs besoins pour se soulager avant de partir au combat. Je suis à deux doigts d’abandonner le livre, mais vu que je voulais en parler sur ce blog, je fais un effort. Et non, ça ne passe décidément pas. Le jour qui se repète n’apporte pas vraiment d’intérêt, il ne se passe quasiment rien pendant toute la première moitié du roman…

« Rita n’avait aucun regret. Elle ne voulait qu’une chose : tuer tous les Mimics qui avaient envahi sa planète, jusqu’au dernier. Elle savait qu’elle pouvait y arriver. »

Mais à partir de la moitié, on avance un peu, et on découvre plus en détails Rita, une femme réputée en tant que guerrière qui fascine tous les hommes de l’armée, et l’histoire va avancer. On va comprendre pourquoi Keiji est pris dans ces boucles, et comment il peut tenter d’y échapper, et surtout, à quel prix. On en apprend également un peu plus sur le passé des personnages, même si cela reste basique, ça aide à entrer pleinement dans l’histoire, et le roman bouge enfin, ce qui fait plaisir. De la moitié jusqu’à la fin, j’ai donc été pris dans cette histoire, je suis donc bien content de ne pas avoir abandonné, au moins pour ne pas rester sur une impression entièrement négative.

« S’il existe un paradis, ça doit être un endroit glacé. Un endroit sombre. Un endroit désolé. »

Un roman assez déplaisant au départ, mais qui parvient tout de même à être intéressant après avoir surmonté la première moitié et à nous faire entrer dans ce monde en guerre et dans ces terribles boucles temporelles.

Ma note :
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