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Archives de Tag: classique

Les Belles Endormies de Yasunari Kawabata

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Je vais vous parler maintenant d’un classique de la littérature japonaise : Les Belles Endormies (眠れる美女, Nemureru Bijo) de Yasunari Kawabata. Cet auteur est un des auteurs japonais classiques les plus connus en dehors du Japon, et c’était le premier roman de lui que je lisais.

Kawabata

Edition lue :
Éditeur : Le Livre de Poche
Publié en : 1982 (édition originale en japonais : 1960-1961)
Nombre de pages : 124
Prix : 4,60€

Dans Les Belles Endormies, on suit Eguchi, un vieil homme de 67 ans, qui va vouloir essayer d’aller dans la maison des « Belles Endormies » dont un ami lui a parlé. Le principe de cette maison est simple : des hommes âgés peuvent dormir aux côtés d’une (ou plusieurs) jeune fille qui a été préalablement profondément endormie. Il n’y a aucun rapport sexuel, puisque les clients sont censés être des « clients de tout repos », qui n’éprouvent plus de désir sexuel, même si cela ne semble pas être le cas d’Eguchi…

Il va ainsi passer cinq nuits avec une fille différente (ou deux dans le dernier chapitre), et à partir de chacune de ces filles, qu’il va découvrir être vierges, des souvenirs de femmes différentes vont lui revenir. Ces souvenirs semblent venir à lui comme une vague de nostalgie d’une vie passée, comme un bilan des femmes qui ont compté dans sa vie… Les jeunes filles vont permettre à Eguchi, et à tous les clients de la maison, d’être confronté à la jeunesse, ne serait-ce qu’une dernière fois.

« Ce qui, du bras de la fille se communiquait aux paupières d’Eguchi, c’était le courant de la vie, le rythme de la vie, l’invitation de la vie et, pour un vieillard, un retour à la vie. »

Ce livre a inspiré plusieurs films, ici un film allemand de Vladim Glowna de 2005

Ce livre a inspiré plusieurs films, ici un film allemand de Vladim Glowna de 2005

On retrouve donc dans ce roman quelques thèmes récurrents de la littérature japonaise, à savoir : l’opposition vieillesse/jeunesse (souvent matérialisée par une jeune fille vierge), l’amour, mais aussi la mort. De plus, on retrouve un peu d’érotisme, avec les descriptions de ces jeunes filles vierges à côté desquelles dort Eguchi. Ce genre de description est chose courante dans cette littérature, et m’a un peu lassé personnellement.

Ce roman côtoie la mort de près, et on ne voit très vite qu’une issue possible à l’épilogue : la mort. Pourtant, et c’est là l’un des traits particuliers que j’ai apprécié chez cet auteur, la vie -et donc la mort- peut toujours nous surprendre…

« Une maison comme celle-ci ne serait-elle pas l’endroit idéal pour mourir ? »

Ma note :
7

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Le Fusil de Chasse de Yasushi Inoue

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Commençons ce blog avec un petit classique de la littérature japonaise : Le Fusil de Chasse (猟銃, Ryoju) de Yasushi Inoue (井上靖), de 1949.

Le Fusil de Chasse de Yasushi Inoue

Edition lue :
Éditeur : Le Livre de Poche
Publié en : 1992 (édition originale en japonais : 1949)
Nombre de pages : 87
Prix : 4,10€

On trouve dans ce court roman trois lettres adressées à un même homme. La première lettre vient de la fille de sa maîtresse, la seconde de sa femme et la dernière de son amante, qui s’est suicidée. Un roman que j’ai bien apprécié puisqu’il est quand même assez particulier. La première lettre n’a pourtant pas un très grand intérêt pour moi, si ce n’est amorcer les deux suivantes. On se rend compte au fur et à mesure des lettres que le personnage à qui ces lettres sont adressées n’a pas une relation si évidente avec les deux femmes dont il est question (sa femme et sa maîtresse). J’ai beaucoup aimé un moment qui fait réfléchir dans la troisième lettre, à propos de la distinction aimé/être aimé. L’homme a semble-t-il voulu trouver ces deux états dans deux femmes différentes, sa femme qui l’aimait et l’amour qu’il portait à sa maîtresse, mais comme vous le verrez si vous lisez ce roman, l’amour ne doit jamais être pris pour acquis…

En bref, un roman qui se lit plutôt rapidement et agréablement qui nous montre des facettes plutôt originales de l’amour.

Note : 

7

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