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Archives de Tag: crime

Cruel est le ciel de Tetsuya Honda

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C’est un roman policier que je vous propose aujourd’hui. Découvrons à quel point Cruel est le ciel avec Tetsuya Honda.

Edition lue :
Éditeur : Atelier Akatombo
Publié le : 20 février 2020
Traduction : Dominique Sylvain & Alice Hureau
Publié au Japon en : 2017
Nombre de pages : 350
Prix : 18,00€

Cruel est le ciel est le deuxième volet de la série mettant en scène la lieutenante Reiko Himekawa. Je n’ai pas lu le premier roman, intitulé Rouge est la nuit, mais cela n’empêche pas d’apprécier pleinement ce roman. Ici, une main est retrouvée dans un mini-van abandonné, et elle semble appartenir à Kenichi Takaoka, qui travaille dans la charpenterie. A partir de là, pour trouver l’assassin -mais aussi le reste du corps de Kenichi-, la police va devoir enquêter et va être confrontée à de mystérieux suicides d’ouvriers sur des chantiers ainsi qu’à de biens étranges personnages…

« Ce n’est pas que j’aie peur d’être devancé par Himekawa dans une enquête. C’est plutôt que je redoute que quelqu’un soit blessé le jour où son instinct l’entraînera dans la mauvaise direction. »

Tout d’abord, je tiens à préciser que je lis et j’apprécie pas mal de romans policiers. Ainsi, en commençant un roman de ce genre, j’ai quelques expectations. Je m’attends en effet à vouloir tourner les pages rapidement sans jamais vouloir décrocher du livre, et à être surpris. Tout d’abord, ce n’est pas forcément un défaut, mais vu que j’ai décidé d’en parler sur Comaujapon, je tiens à le préciser : il n’y a pas grand chose de japonais dans ce roman. Donc si vous souhaitez le lire pour voir ce que donne un « roman policier japonais », vous pouvez passez celui-ci et vous tourner plutôt vers des auteurs comme Keigo Higashino, pour ne citer que l’évidence.

« Recevoir un ordre d’une aussi jolie femme me plonge dans une humeur délicieuse ! »

Mais voilà, le problème de ce roman, c’est sûrement les personnages. On a une multitude de personnages, principalement du côté de la police. La lieutenante Himekawa, qui est censée être l’héroïne n’est pas vraiment sympathique, et tous ses collègues sont une plaie. Des collègues misogynes à souhait, qui font un peu le cliché des romans policiers. Cela ne rend pas vraiment le roman plaisant à lire. Si en contre partie on avait une enquête passionnante, je pourrais passer l’éponge, mais ce n’est pas vraiment le cas. J’ai pourtant lu le roman assez rapidement, l’histoire est tout de même bien menée, mais je n’ai pas réellement été excité par cette lecture.

Un roman policier qui n’apporte pas grand chose au genre. Il se laisse lire, mais il est vite oublié une fois refermé. Dommage.

Ma note :

La Proie et l’ombre de Ranpo Edogawa

Publié le

Fascinant, fascinant, fascinant : voilà qui décrit parfaitement Ranpo Edogawa. Je vous présente cette fois-ci un remarquable roman de ce grand maître du genre policier : voici La Proie et l’ombre (paru plus tard sous le nom Inju : La bête dans l’ombre).

Edition lue :
Éditeur : Philippe Picquier
Publié en : 1994
Grand format publié en : 1988
Traduction par : Jean-Christian Bouvier
Édition originale en japonais : 1928
Nombre de pages : 144
Prix : 6,10€

Dans ce roman de génie, Ranpo Edogawa est le narrateur. Il va un jour rencontrer Shizuko, une femme belle et raffinée qui apprécie ses romans. De là va naître une relation épistolaire entre ces deux personnages. Un jour, elle va le contacter puisque son mari a été assassiné, par Shundei Oe, un écrivain de romans policiers, rival de Ranpo Edogawa… Ce dernier va donc tenter de retrouver ce mystérieux écrivain pour le confronter à son crime, mais, comme souvent avec cet auteur, de multiples rebondissements sont à prévoir…

« Elle avait ce genre de beauté dont on dit souvent dans les romans anciens qu’elle disparaît si on l’effleure. »

Ranpo Edogawa parvient ici encore à nous tenir en haleine tout le long de ce roman ! On a envie de tourner les pages, on a envie qu’il retrouve cet étrange écrivain-meurtrier, et on est surpris devant la perversité des crimes et des personnages… La scène de révélation est palpitante, et c’est tout simplement jouissif. De plus, on a droit à une nouvelle intitulée Le test psychologique, qui est elle aussi une petite perle : un jeune homme prévoit un meurtre et va préparer le test auquel le soumet la police pensant s’en sortir innocenté. C’était sans compter Kogoro Akechi, le célèbre détective que l’on retrouve dans plusieurs textes de Ranpo Edogawa…

« Ne dit-on pas d’ailleurs que c’est souvent chez l’homme de bien que le démon s’introduit le plus facilement ? »

Mon amour pour Ranpo Edogawa se confirme avec ce grand roman qui est un réel plaisir à dévorer. On parvient à être surpris, on a le coeur qui bat, on a envie d’en savoir plus… Tant d’éléments qui ne font que confirmer le talent de cet écrivain.

Ma note :

 

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