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Archives de Tag: miyazaki

Le petit livre de l’Ikigaï de Ken Mogi

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Récemment, on voit fleurir en librairie des livres sur l’ikigaï. Intrigué, j’ai voulu en découvrir un peu plus grâce au Petit livre de l’Ikigaï (sous-titré La Méthode japonaise pour trouver un sens à sa vie) de Ken Mogi.

Edition lue :
Éditeur : Fayard/Mazarine
Publié le : 28 mars 2018
Traduction de l’anglais : Marion McGuinness
Édition originale en anglais : août 2017
Nombre de pages : 220
Prix : 16,00€

J’ai choisi ce livre-ci en particulier pour découvrir l’ikigaï, cette philosophie purement japonaise, car contrairement à la plupart des autres sur le même sujet, il est écrit par un japonais, même si directement en anglais. Cette philosophie n’est en réalité pas compliquée et repose sur cinq piliers : commencer petit, se libérer soi-même, harmonie et durabilité, la joie des petites choses et être ici et maintenant. L’ikigaï est différent pour chacun et on comprend que ça fait entièrement partie des Japonais. Pour faire court, avoir un ikigaï peut réellement changer la vie, vous apporter moins de stress, plus de bonheur, de créativité et de succès par exemple…

« L’ikigaï est, d’une certaine façon, un baromètre qui reflète la façon dont une personne voit la vie, d’une manière intégrée et représentative. »

Quiconque pose les pieds au Japon et côtoie des Japonais comprend cette notion d’ikigaï. Je ne connaissais pas le terme, et je ne savais même pas que c’était une philosophie à proprement parler, et c’est pour cela que j’ai trouvé ce livre intéressant. Avec les cinq piliers, on comprend rapidement de quoi il est question. Il y a dans ce livre beaucoup d’exemples. Au lieu d’une explication, c’est plutôt des illustrations qui remplissent ce petit livre de l’ikigaï : divers aspects du Japon et de sa culture sont donc vus sous l’angle de cette philosophie (la préparation des sushis, la poterie, l’animation avec Hayao Miyazaki, le whisky japonais, les sumos…). C’est intéressant et varié, même si parfois on se perd un peu en détails pas forcément utiles à la compréhension de l’ikigaï.

« Jouez donc de la musique quand personne n’écoute. Dessinez quand personne ne regarde. Écrivez une nouvelle que personne ne lira. La joie et la satisfaction intérieures seront largement suffisantes pour vous donner l’élan de continuer dans la vie. »

Un petit livre parfait pour se familiariser avec le concept purement japonais de l’ikigaï, à travers cinq piliers à mettre en oeuvre pour être plus heureux et des illustrations intéressantes pour toute personne curieuse du Japon et de sa culture.

Ma note :

Le vent se lève de Tatsuo Hori

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Ce samedi, je vais vous parler d’un roman de Tatsuo Hori dont le titre vous dira peut-être quelque chose : Le vent se lève. C’est en effet également le titre d’un film d’animation d’Hayao Miyazaki, même si l’histoire est différente, Miyazaki s’étant principalement inspiré du roman pour l’histoire d’amour entre les deux personnages. Découvrons donc ce beau roman !

le-vent-se-leve-tatsuo-horiEdition lue :
Éditeur : Gallimard (L’Arpenteur)
Publié en : Mai 1993
Publié au Japon en : 1938
Nombre de pages : 128
Prix : 11,90€

Ce roman nous présente un jeune couple qui vient de se fiancer. Au départ, ils sont à la montagne et semblent heureux, Setsuko peint, son fiancé la regarde. Mais on va découvrir que Setsuko est malade : elle a la tuberculose. Ils vont décider d’aller passer quelques temps dans un établissement spécialisé, un sanatorium, pour qu’elle puisse se reposer au grand air et guérir. Son fiancé l’accompagnera et les saisons défileront, dans un incroyable bonheur, en attendant la guérison de la jeune fille.

« Je fixais intensément ces lointaines arêtes montagneuses jusqu’à en retenir les moindres détails, et cependant affleurait à ma conscience la certitude que je venais seulement de percer le secret, jusqu’à présent enfoui au fond de mon être, de ce que la nature m’avait par avance réservé. »

Le titre de ce roman est tiré d’une citation de Paul Valéry qui est évoquée à plusieurs reprises dans le roman : « Le vent se lève, il faut tenter de vivre. » Et c’est aussi un beau résumé de ce roman. Je vais commencer par vous parler de l’écriture. Ce roman est comme une poésie. Les descriptions, les paysages, l’amour, on se laisse conduire par la magnifique plume de l’auteur, on est émerveillé devant la puissance de la nature, mais aussi devant la puissance de leur relation.

« Je ne sais pourquoi, soudain j’ai tellement envie de vivre… »

Le thème principal est donc l’amour. Un amour jeune, mais puissant, beau, et confronté à une épreuve difficile : la maladie. Mais, malgré cela, ils passent un séjour tout ce qu’il y a de plus heureux au milieu de la nature, ils sont en quelque sorte seuls au monde et profitent de ce bonheur. Mais voilà, la maladie ne guérit pas aussi vite que prévu, et, même s’ils ne veulent pas y penser, l’inquiétude va aussi prendre le dessus et dévoiler un autre aspect fort du roman.

« C’étaient des journées comme en avance sur la vie, pleines d’une exaltation, d’un bonheur poignant, plus intenses que ceux de la vie. »

Un magnifique roman sur une belle et poignante histoire d’amour qui ne peut pas vous laisser indifférent. Une ode à l’amour, à la nature, mais surtout, à la vie. Je ne peux que conclure sur ces mots. « Le vent se lève, il faut tenter de vivre. »

Ma note :
8

 

 

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