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Archives de Tag: surnaturel

La Femme qui dort de Natsuki Ikezawa

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Vous le savez, j’aime les nouvelles, particulièrement japonaises. Je vais vous parler aujourd’hui de La Femme qui dort, un recueil de nouvelles d’un auteur dont je n’ai pas encore parlé sur le blog, Natsuki Ikezawa.

Edition lue :
Éditeur : Philippe Picquier
Publié en grand format en : Mai 2009
Publié en format poche : Mars 2014
Traduction : Corinne Quentin
Publié au Japon en : 2007
Nombre de pages : 144
Prix : 6€

Ce recueil contient trois nouvelles, mais la dernière nouvelle éponyme ne m’a pas réellement plu, donc je vais me concentrer sur les deux premières. Les origines de N’kunre nous emmène au Brésil. Sebastiano va prendre la fuite après avoir tué sa femme qui le trompait régulièrement. Il va rencontrer le peuple des Desertores qui vivent cachés dans la montagne. Ils ont un secret pour vivre en harmonie : dès que la colère monte chez l’un des leurs, ils se soufflent à l’oreille le N’kunre, une sorte d’incantation qui calme les esprits. Une nouvelle que j’ai beaucoup appréciée, puisque l’auteur va tout au bout de son concept et la fin est très réussie, ce qui n’est pas toujours le cas avec les nouvelles japonaises qui préfèrent souvent laisser les choses dans un flou parfois frustrant.

« Les désirs étaient source de souffrance et N’kunre en libérait. »

Dans Mieux encore que les fleurs, nous partons pour Okinawa. Un stagiaire dans un hôpital va vivre une aventure d’une dizaine de jours avec une médecin génraliste plus âgée que lui. Cela va être une relation passionnée, jusqu’à ce que cette femme rompe. Elle va le rencontacter en lui disant qu’elle a trouvé leur relation étrange et elle va découvrir qu’elle a peut-être été possédée par l’esprit d’une femme décédée tragiquement à cause d’un amour impossible… Une nouvelle surprenante que j’ai pris beaucoup de plaisir à lire. J’aime beaucoup tout ce qui est un peu surnaturel, surtout quand c’est bien fait comme ici. On découvre un peu le folklore des île Ryûkyû, avec notamment les Yuta, ces personnes capables de communiquer avec les esprits.

Un recueil qui nous fait beaucoup voyager avec des histoires vraiment intéressantes à suivre, et qui nous transportent dans des univers où la logique n’est pas forcément une chose sur laquelle l’on souhaite s’appuyer.

Ma note :

Double hélice de Koji Suzuki

Publié le

Vous souvenez-vous de Ring ? Ce roman dont j’avais parlé sur le blog qui a été adapté plusieurs fois au cinéma… Et bien cette histoire n’est pas finie, voici le tome 2 de Ring : Double hélice par Koji Suzuki !

Edition lue :
Éditeur : Fleuve noir
Publié en : 2002
Publié au Japon en : 1995
Nombre de pages : 379
Prix : Trilogie à 13,00€ chez Pocket

Double hélice est la suite directe de Ring. Il est donc préférable d’avoir lu Ring au préalable, même si on a un long rappel de ce qu’il s’est passé dans Ring au milieu de Double hélice. Dans Ring, on suivait Kazuyuki Asakawa, qui avait découvert une mystérieuse cassette : tous ceux qui la regardent meurent une semaine plus tard. Une cassette faite par Sadako, une fille décédée vingt-cinq ans plus tôt… Alors qu’on pensait le mystère résolu, ce roman s’ouvre sur la mort d’un certain Ryuji, qui avait aidé Asakawa à percer le mystère de la cassette. Les morts suspectes vont ainsi reprendre et une chose est sûre : Sadako n’a pas dit son dernier mot…

« Il y avait des chiffres sur le bout de papier qui dépassait par erreur du ventre du mort, et en s’amusant à les remplacer par des lettres, cela pouvait donner le mot « Ring ». Et alors ? »

J’avais beaucoup apprécié le premier tome, et c’est un plaisir de voir que cette terrible histoire se poursuit. On retrouve les personnages, et il y a toujours cette atmosphère remplie de suspense et de frissons. Un mélange de surnaturel et d’enquêtes scientifiques, qui rendent le roman vraiment intéressant. On repousse encore un peu les limites du surnaturel, et quand on comprend ce qu’il va se passer et l’ampleur que peuvent prendre les nouveaux éléments d’horreur qui sont introduits, et bien… on a peur.

« Entre un monde d’illusion et le monde de la réalité, dans lequel était-on le plus heureux ? »

Un réel plaisir d’ouvrir ce roman et de frissonner à nouveau avec cette histoire qui prend une nouvelle ampleur dans ce tome 2. En le refermant – il faut dire que la fin est assez géniale -, on n’a qu’une seule envie : lire le tome suivant !

Ma note :

La princesse qui aimait les chenilles : Contes japonais

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Aujourd’hui, je vous présente un livre plutôt génial. Il s’agit d’un recueil de contes tirés du folklore japonais, adaptés librement et joliment par René de Ceccatty et Ryôji Nakamura. Voici La princesse qui aimait les chenilles.

Edition lue :
Éditeur : Philippe Picquier
Publié le : 5 janvier 2017
Sorti en grand format en : avril 1999
Nombre de pages : 144
Prix : 7,50€

Ce recueil contient six contes puisés dans l’imaginaire du Japon, dans lesquels on croise des thèmes chers au folklore japonais, ainsi que des personnages dont on a déjà entendu parler. On rencontre donc des fantômes, des kappas (ces mystérieux monstres réputés pour attirer leurs proies, animales comme humaines, dans l’eau, que l’on croise également dans Le Bureau des Jardins et des Etangs de Didier Decoin), la femme des neiges qui représente la mort, des bébés (comme le célèbre Momotarô) qui apparaissent de façon surnaturelle dans un village peuplé uniquement de vieillards, ou encore un spectre sans visage.

« Elle se redressa et tourna vers lui son visage. Il poussa un hurlement. Elle n’avait pas de visage. C’était une face lisse sans yeux, sans bouche, sans nez, une face lisse et blanche comme un œuf. »

Quel plaisir de découvrir ces contes ! Le folklore japonais me fascine, avec notamment le rôle des esprits et des fantômes, qui ne veulent d’ailleurs pas toujours du mal aux vivants. Je trouve ça fantastique (dans les deux sens du terme) de pouvoir découvrir ces contes et ces personnages qui font vraiment partie de la culture japonaise. Mention spéciale pour le conte Les Kappas, histoire dans laquelle cinq frères kappas vont décider de partir se faire de l’argent sur le dos des hommes, en finissant toujours par échouer : une histoire amusante et qui permet de passer un peu de temps en compagnie de ces mesquines créatures.


« Au monde que l’on ne voit pas et que l’on n’entend pas, est-il nécessaire de parler, quand on sait que seuls les fantômes comprennent le chant de la mort ?
»

Un recueil de contes parfait pour découvrir plusieurs facettes du folklore japonais, dans des histoires agréables à lire et qui nous font partir à la rencontre de personnages qui nous sont pour la plus grande partie inconnus. Un moment de lecture qui nous plonge dans un univers fantastique !
Ma note :
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