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Le Jour de la Gratitude au Travail d’Akiko Itoyama

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Parlons travail en ce vendredi, avec un recueil de deux nouvelles portées par une narratrice féminine sur ce sujet : j’ai nommé Le Jour de la Gratitude au Travail d’Akiko Itoyama !

le-jour-de-la-gratitude-au-travail-akiko-itoyamaEdition lue :
Éditeur : Philippe Picquier
Sorti en : 2010
Nombre de pages : 120
Prix : 5,60€

La première nouvelle est éponyme et notre narratrice est une femme sans emploi et célibataire de 36 ans. Au Japon, ce pays en retard sur la condition des femmes, ça coince un peu, et c’est pourquoi sa vieille voisine veut lui faire aller à une rencontre arrangée avec un homme un peu enrobé et amoureux de son entreprise. C’est une nouvelle plaisante, principalement grâce au caractère de la narratrice. En effet, on a accès à ses pensées directes, sans filtre, et elle a un grand sens de l’humour. On connaît ses pensées, amusantes le plus souvent, en réaction à ce que lui disent les différents personnages et on apprend à connaître la façon de pensée de cette femme qui s’est retrouvée au chômage après avoir frappé son patron qui avait les mains baladeuses. Suite au rendez-vous arrangé, assez hilarant grâce au portrait que dresse la narratrice de son prétendant, on suit également un échange de cette narratrice avec une de ses anciennes collègues. C’est intéressant sur le principe, puisqu’elles parlent notamment de la condition des femmes dans le monde du travail au Japon et de leur évolution, mais ça reste plutôt en surface, ce qui est un peu dommage…

« M. Nobeyama, s’il faut le décrire, faisait penser pour le visage à un pain rond fourré à la pâte de haricots qu’on aurait frappé du poing au beau milieu. »

La deuxième nouvelle de ce court recueil s’intitule « J’attendrai au large » et a été récompensée du Prix Akutagawa en 2005 (contrairement à ce que raconte la 4ème de couverture qui dit que c’est la nouvelle éponyme qui a obtenu le Prix, mais passons…). On suit deux collègues qui débutent leur carrière professionnelle en étant mutés à Fukuoka après des études à Tokyo : la narratrice, Oikawa, et son collègue masculin Futo. Ils vont s’apprécier et traverser différentes étapes ensemble. Ce qui est intéressant dans cette nouvelle est l’évolution de leur carrière, la place qu’ils vont avoir, comment va évoluer leur travail, notamment après l’éclatement de la bulle économique. Après que Futo soit muté, nos deux personnages vont se retrouver pour se faire une promesse, qui m’a un peu glissé dessus et dont on aurait à mon avis pu se passer.

Un petit recueil qui nous présente le monde du travail au Japon du côté des femmes, en restant plutôt en surface. On a donc affaire à deux histoires plutôt légères qui se lisent bien, même si un peu plus de profondeur n’aurait pas été de refus, puisqu’il y a énormément de choses à dire sur ce sujet !

Ma note :
7

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À propos de Kevin

25 ans, passionné par le Japon !

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