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Le séjour à Kinosaki de Naoya Shiga

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Je vous présente aujourd’hui un auteur que je n’ai pas encore évoqué sur ce blog, avec l’un de ses textes les plus populaires : voici Le séjour à Kinosaki de Naoya Shiga.

Edition lue :
Éditeur : Editions Arfuyen
Publié en : 1996
Traduction par : Pascal Hervieu et Alain Gouvret
Édition originale en japonais : 1913, 1918
Nombre de pages : 47
Prix : 7,62€

Deux nouvelles sont présentées dans ce court livre : Le séjour à Kinosaki, qui est décrit comme un texte important dans l’oeuvre de Naoya Shiga, et Le Crime de Han, écrit quelques années plus tôt. Le séjour à Kinosaki est, comme son nom l’indique, écrit à Kinosaki, après que l’auteur ait été renversé par un train. Il passe donc sa convalescence à Kinosaki, un endroit réputé pour ses bains thermaux, les onsen. Et c’est une sorte de journal sur ce qu’il fait (pas grand chose) et ce qu’il voit (pas grand chose à part des animaux : une guêpe, un rat, une salamandre…). J’ai eu du mal à y trouver un intérêt.

« Être en vie, être mort n’étaient pas deux choses contraires. J’avais le sentiment qu’il n’y avait pas là une bien grande différence. »

On enchaîne avec Le Crime de Han, qui est un peu plus intéressante comme nouvelle. Lors d’un numéro de lancer de couteaux devant 300 personnes, le lanceur rate sa cible et tue -accidentellement ou non, c’est là tout l’objet de cette nouvelle- sa femme. On en apprend un peu plus sur les relations chaotiques qu’il entretenait avec celle-ci et on cherche nous aussi à savoir si son geste a été volontaire ou non… J’ai été pris dans cette nouvelle, mais elle se finit malheureusement bien trop vite et en perd un peu son intérêt. Ces deux nouvelles sont suivis de trois hommages par trois écrivains : Junichiro Tanizaki, Hideo Kobayashi et Ito Sei, qui vantent les mérites de Naoya Shiga, mais ne partageant pas leur excitation, là encore, j’ai été un peu laissé de côté…

« Un événement singulier s’est produit sur la scène du théâtre. Au beau milieu du spectacle, un jeune jongleur chinois nommé Han a tranché la gorge de sa femme avec un de ses larges couteaux de jet. »

Deux nouvelles trop courtes, même si la seconde a un réel potentiel. Une lecture aussi vite lue qu’oubliée, et c’est bien dommage pour une première approche avec cet auteur.

Ma note :

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