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La mort de Radiguet de Yukio Mishima

Publié le

Aujourd’hui, je vais vous parler d’une nouvelle absolument fantastique – même si je ne suis pas certain de faire preuve d’une grande objectivité. Il fallait bien entendu que je fasse un article sur une œuvre de Mishima, puisque celui-ci s’est donné la mort par seppuku il y a 45 ans quasiment jour pour jour (le 25 novembre 1970). L’œuvre est question est La Mort de Radiguet (ラディゲの死) de Yukio Mishima. Il s’agit d’une très intéressante édition bilingue, offerte à l’occasion du Salon du Livre de 2012. N’ayant pas pu être présent à ce Salon, j’ai dû me la procurer sur Internet, puisque celle-ci concerne deux de mes auteurs préférés : Yukio Mishima et Raymond Radiguet.

la mort de radiguet

Edition lue :
Éditeur : Gallimard (Du monde entier)
Publié en : 2012 (édition originale en japonais : 1953)
Nombre de pages : 35
Prix : Hors commerce

Un peu de contexte tout d’abord !
Yukio Mishima est un auteur japonais dont j’ai déjà parlé à deux reprises sur le blog (pour La mort en été et Confession d’un masque) et c’est sans aucun doute mon écrivain préféré. Alors lorsque j’ai appris que Mishima avait écrit une nouvelle sur les derniers jours de Radiguet, qui est donc un autre écrivain que j’admire, mon excitation fut incommensurable.

« Mais qui est donc ce fameux Raymond Radiguet ? » doivent se demander certains d’entre vous. Et bien Raymond Radiguet est un jeune écrivain français décédé à l’âge de 20 ans en 1923, très proche ami (si ce n’est plus) de Jean Cocteau. Il a notamment écrit de la poésie et du théâtre, mais c’est son premier roman qui m’a particulièrement plu, Le Diable au corps. Et figurez-vous que Mishima fut l’un de ses adorateurs.

Alors que dire de cette nouvelle ?
Et bien, je pense qu’elle vous plaira bien plus si vous êtes déjà familier à Radiguet et à son œuvre, mais la plume de Mishima rend ce texte très intéressant et plaisant même pour ceux qui n’ont pas d’intérêt pour Radiguet. En effet, il a déjà été prouvé que Mishima excellait dans l’art de la nouvelle – et c’est encore une fois confirmé. En quelques pages à peine, Mishima parvient à décrire la relation que Radiguet semblait avoir avec Cocteau, dans une très belle langue, comme à son habitude. Radiguet a eu une courte vie et la mort l’a frappé brusquement – sans grande surprise pourtant. Mishima a, selon moi, réussi à saisir la brièveté mais aussi la folie de cette vie, courte mais riche, et dépeint ici une relation très forte entre deux artistes talentueux. Cela nous permet d’avoir un regard différent d’eux, un regard sorti de leurs œuvres, mais tourné vers les hommes.

« C’était une vie effrayante, dont le rythme nous faisait basculer vers la catastrophe. Oui, une vie effrayante ! Mais comment aurions-nous pu vivre autrement ? »

Ma note :

9

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À propos de Kevin

25 ans, passionné par le Japon !

"

  1. J’aimerais bien le lire aussi. Surtout en version bilingue.

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